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 Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. VII

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MessageSujet: Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. VII   Ven 26 Aoû - 17:42

Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion.

Chapitre 7 : Déserteurs : Le combat


Tous les sens aux aguets, la traque se poursuivit méticuleusement. On fouilla chaque recoin de l’immense salle, sous l’œil vigilant des archers, jusqu’à une sorte de petit lac interne. Une fois les alentours sécurisés, le reste de la troupe nous rejoignit. Le blessé fut rentré et installé en sécurité dans un coin de la caverne. L’absence de source apparente posa la question de savoir d’où venait l’eau qui remplissait la cuvette. Une rapide inspection nous révéla, par un jeu de lumières, qu’il y avait un passage sous l’eau. Je reçus l’ordre d’ouvrir la marche. Je plongeai, un couteau entre les dents, dans les eaux claires et froides. Un frémissement de l’eau m’alerta à temps pour parer l’attaque d’un poisson carnassier dont je me débarrassai aisément avant de contrer une agression beaucoup plus dangereuse : celle d’un crocodile. De toute évidence ce petit lac était relié à une rivière. Je m’étonnai qu’on n’en ait pas vu de traces à l’extérieur : probablement une rivière souterraine. J’esquivai les assauts du saurien mais ma lame glissait sur sa carapace. De plus je commençais à manquer d’air. Dans la tentative désespérée de mettre fin au combat rapidement, je plongeai, feintai, évitai de peu sa gueule ouverte et plantai mon poignard dans le creux de l’aisselle de la bête puis, les poumons prêts à exploser, je crevai la surface de l’eau et aspirai avidement une grande bouffée d’air. Mes compagnons saluèrent l’exploit par une acclamation qui se répercuta sur les parois de la grotte, les multipliant par cent. Le crocodile, touché à mort, agita furieusement la surface de l’eau par ses spasmes puis coula à pic. La voie était libre ! La masse d’eau nettoyée de ses dangers, mes compagnons plongèrent à ma suite et nous traversâmes d’un trait l’étroit goulot. De l’autre côté, nous observâmes la rive à l’abri de l’onde et une fois le périmètre découvert, nous sortîmes avec prudence. L’instant d’après, deux de mes compagnons gisaient morts, transpercés par une flèche. Nous ne dûmes la vie sauve qu’au manque de projectiles de la part des bandits. Je bondis derrière un éperon rocheux…Et faillis avoir une attaque : je tombai nez à nez avec un autre déserteur. Heureusement, pour moi, ce dernier était mort des suites de ses blessures : Le saurien ne l’avait pas raté !

Nous inspectâmes les alentours, l’oreille aux aguets, pour déterminer la position des déserteurs. Une pierre roula et, le bruit nous alertant, nous fîmes face aux assaillants : Deux nordiques imposants flanqués de quatre maures sautillants. Le combat s’annonçait inégal. Nous quatre, n’avions que des épées courtes alors que les nordiques faisaient tournoyer d’énormes marteaux de guerre qui sifflaient sinistrement dans le silence de la grotte. Au premier choc, deux corps tombèrent. Je ne pris pas la peine de voir qui avait péri. Je n’osais détacher les yeux de la masse tournoyante qui se rapprochait. Soudain elle s’abattit dans un fracas monstrueux mais, l’évitant au dernier instant, je bondis et, dans la foulée, égorgeai le barbare qui, dans un râle, s’étala de tout son long, bousculant au passage son compagnon qui perdit pied. Rapide comme l’éclair j’enfonçai ma lame sur le côté du second nordique mais ripai sur la cuirasse et la lame se brisa. J’étais mort ! Il ne me restait que la fuite ! Sous les insultes et jurons du colosse bafoué, je bondis sur une roche, puis une autre pour finalement atterrir sur une petite plateforme à quelques coudées de hauteur. De là je contemplai le champ de bataille. Mon dernier compagnon venait de succomber aux assauts des rebelles. Nous nous retrouvions à quatre ! Le barbare furieux, deux maures légèrement blessés et moi, qui n’avais même plus d’arme. Le nordique tança ses camarades pour les exhorter à attaquer. Ils approchaient, avec défiance, mais lentement ils se rapprochaient. Soudain je me souvins de l’enseignement du vieux mage. Rassemblant mon énergie vitale j’appelai les forces occultes. Un frisson parcourut mon corps pendant que l’énergie se concentrait et … une petite boule de feu prit naissance au creux de ma main. En voyant cette risible flammèche, j’eus la désagréable sensation que je vivais mes derniers instants. Dans un hurlement guttural de triomphe, presque méprisants, les maures s’élancèrent, je réagis aussitôt en envoyant ma ridicule boule de feu. Je fus abasourdi par le résultat ! La boule de feu frappa le premier maure qui fut touché de plein fouet et fut envoyé valdinguer trois coudées plus bas, où il se brisa la nuque achevant sa chute comme un pantin désarticulé. Rebondissant sur le premier la boule de feu se colla au deuxième qui se mit à hurler de peur et de douleur. Lâchant son arme il se débarrassa de son armure et plongea dans le lac. Pendant ce temps, le barbare s’était lancé à l’assaut du petit monticule. Son souffle rauque résonnait sous la voûte amplifiant mon angoisse. Il atteignit la petite plateforme au moment où je ramassai l’arme abandonnée : une hache. Je n’étais pas très à l’aise avec ce genre d’arme, mais dans ma situation, je n’avais guère le choix.

Je parai le premier assaut plus par la volonté d’Athéna que par réel talent. Le choc fut rude, je sentis une douleur fulgurante naître au bout des mains et irradier tout mon corps. Je priai la déesse, un deuxième coup m’aurait brisé comme une vieille amphore. Le barbare leva son marteau, un rictus mauvais lui découvrit ses affreuses dents, et frappa. J’esquivai, non sans mal, le coup qui me frôla assez rudement. Emporté par son élan, le bandit perdit l’équilibre et se résolut à s’aplatir au sol pour ne pas tomber. L’occasion était trop belle ! Rassemblant mes dernières forces, j’abattis la hache sur le crâne du nordique. La force de mon désespoir fut telle que la hache fit éclater le casque et se brisa en une multitude d’éclats. Une gerbe de sang m’éclaboussa. Je faillis vomir. Je remerciais Athéna de son aide lorsqu’un morceau de roche, tombant dans l’eau, me mit en alerte.
Une rapide inspection confirma mes soupçons : le maure revenait à la charge. Je fouillai rapidement le cadavre du nordique et eus la chance de trouver un poignard. Je glissai silencieusement, vers le bord, à plat ventre. Lorsque le rebelle passa la tête, un geste rapide lui trancha la gorge. Sans un cri, il retomba sur le sol, mort. J’étais sauvé, pour le moment. Il ne restait plus que le chef de la bande. Il devait se terrer tout près, prêt à bondir. Mon épaule me faisait souffrir et mon bras ne m’obéissait plus. J’étais en piteux état et n’aurai pas pu soutenir une autre attaque. Le silence était retombé dans la grotte, juste brisé par ma respiration que je m’efforçais de maîtriser. Les yeux et les oreilles aux aguets j’inspectai les alentours. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine en entendant le bruit de l’eau. Quelqu’un avançait avec précaution et j’étais complètement épuisé. Le bandit arrivait. Cette fois c’était la fin !

« Honneur et Patrie ! »
Des larmes coulèrent de mes yeux au cri de ralliement de la légion. Je rassemblai mes forces et me traînai au bord de la corniche.
« Honneur et Patrie ! » Répondis-je faiblement.
« Un survivant ! Allez l’aider ! » Ordonna le chef
Bientôt je descendis de la plateforme aidé, presque porté, par mes camarades. Je me composai de mon mieux pour me présenter mais :
« Repos mon brave ! Reprenez vos forces ! Holà le mage ! » M’interrompit le chef.
Le guérisseur me donna une potion puis exerça son art sur moi et je sentis une douce chaleur envahir mon corps. Mes douleurs et ma fatigue disparurent. Je revivais !
Après avoir fouillé la caverne, nous ramassâmes toutes les armes et les armures et repassâmes le goulot. Le chef faisait l’inventaire et partageait le butin. Je demandai la permission de pouvoir récupérer la carcasse du saurien. Je l’obtins.
Je me préparai et m’apprêtai à plonger à nouveau dans le liquide, rendu glauque par les multiples passages, lorsque le mage me tendit une potion :
« Buvez cela d’abord, m’intima-t-il avec fermeté, vous en aurez bien besoin. »
Je m’exécutai de mauvaise grâce, je n’avais pas le choix. La potion avait un goût de moisi des plus désagréables qui semblait me couper le souffle. Drôle d’idée que de m 'handicaper de la sorte au seuil d’une plongée. Une fois dans l’eau, je constatai, à ma grande surprise, que je pouvais respirer librement. Sacré vieux fou, lui et ses cachotteries, je le remerciai néanmoins pour son étrange cadeau. J’arrivai bientôt au fond et faillis avoir une attaque ; un des déserteurs était là, coincé, par moitié par un rocher et par l’autre par des algues. À moitié déchiqueté, complètement éventré, il gardait une grimace à glacer le sang.
Me faisant violence, je le fouillai et trouvai dans une poche une étrange amulette que j’escamotai aussitôt. J’accrochai le cadavre du déserteur et celui du saurien et remontai en vitesse.
Sortant du lac, j’annonçai la fin du dernier bandit, au grand soulagement du chef :
« Voilà qui termine cette mission ! Allons ! Préparez les paquetages, nous allons passer la nuit ici et demain à l’aube nous reprendrons la route du retour. »
La carcasse du saurien se transforma en un met de choix qu’on arrosa avec le vin repris aux déserteurs. Je récupérai la carapace du crocodile : Cela me ferait une cuirasse de choix.


© Hami
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Lau
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Date d'inscription : 09/08/2011

MessageSujet: Re: Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. VII   Ven 26 Aoû - 19:15

D'ennemi en ennemi, de peur en peurs, Tanis séduit.

Mais jusqu'où ira donc le courageux et fascinant légionnaire...

Merci Hami !
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MessageSujet: Re: Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. VII   Dim 4 Sep - 14:53

quel courage et determination et dis moi qu'est ce qu'il ya donc dans ta potion pour que tu sois de nouveau sur pied???????, donne moie le secret sourire
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MessageSujet: Re: Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. VII   

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Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. VII
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