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 Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. XV

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MessageSujet: Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion. XV   Dim 4 Sep - 22:37

Journal de Tanis Vadern ou ma vie à la légion.

Chapitre 14 : La mission : Une traversée mouvementée


Taddeus proposa l’emploi de tortues, formations défensives par excellence, pour aborder le contingent Tuku. Et pendant que les défenseurs s’acharneraient sur leurs carapaces, Leandros et sa phalange, renforcée par la moitié des gardiens et soutenue par les frondeurs, attaquerait le flanc droit tandis que Touros et ses cavaliers, renforcés par le reste des gardiens et soutenu par les archers, attaquerait le flanc gauche. Les tortues, une fois la jonction des troupes effectuée, se séparant en deux groupes, auraient ouvert un passage dans lequel se serait engouffré le convoi. Dés que la caravane serait passée, les différentes formations décrocheraient et rejoindraient rapidement les chariots sous la protection des tireurs disposés sur ces derniers. L’opération, bénéficiant de l’effet de surprise, ne devait pas durer plus d’une heure. L’ensemble des décurions approuva la stratégie. Touros demeurait sceptique quant au temps mais ce furent les remarques de Leandros qui refroidirent l’atmosphère. Pour l’effet de surprise, il fallait que les hommes s’approchent du poste de garde en rampant. Il leur fallait ensuite bondir et se mettre rapidement en formation tout en chargeant l’ennemi. Ce à quoi Taddeus objecta que la manœuvre avait déjà été utilisée de nombreuses fois notamment contre les zélotes juifs, les agresseurs parthes et les dissidents germains. Sans se départir, Leandros lui fit remarquer que son plan nécessitait au moins deux cent légionnaires rompus à cette technique et qu’il n’était pas possible, d’une part, d’apprendre cette technique aux troupes, en très peu de temps, et d’autre part, de les équiper en conséquence. On dut convenir de la justesse des observations du grec tout en retenant un point particulier du plan romain : la rapidité d’exécution. Restait à concilier les différentes idées pour parvenir à établir une stratégie qui tienne la route. Pour la énième fois on se pencha sur le dessin. On proposa de tout ! Depuis le creusement afin d’élargir une faille, jusqu’à l’abandon sur place des blessés qu’on aurait repris en revenant.

La réflexion studieuse des commandants fut distraite par l’affirmation intempestive d’un vieil optione qui suivait le débat à distance : C’est pourtant très simple ! À ces mots, son supérieur direct lui intima de s’expliquer. Ce qu’il fit sans trop se faire prier. Notre problème était le temps ! Or tous les plans envisagés procédaient en deux étapes : une attaque pour libérer le passage et le transit, à travers cette ouverture pratiquée dans l’armée ennemie, de la caravane. Tout le monde s’accorda pour reconnaître qu’il avait bien résumé la situation mais que cela ne résolvait pas notre problème.
- Utilisez les chariots ! Servez-vous des chariots comme des béliers pour forcer le passage ! On fixe des piquets sur le front des fourgons qui pour l’occasion seront attelés à l’envers. Les chevaux poussant les trois chariots de tête, au lieu de les tirer, seraient conduits par les cavaliers. Les phalangistes, les légionnaires valides et les gardiens formant, à genoux pour ne pas tomber, à l’avant et sur les côtés du charroi, un mur de piques et boucliers. Juste derrière eux, les frondeurs et les archers On installe les blessés et les serfs dans les charrettes au centre du dispositif. Les chevaux restants encadrant la rangée centrale de la caravane seront ainsi mis à l’abri Sur les côtés des carrioles latérales, face vers l’extérieur du convoi, on fixe quatre ou cinq épées bien affilées ce qui empêchera quiconque de monter à l’abordage des fourgons. Ainsi, du même coup, on culbute l’ennemi et on passe avec les blessés et la servitude. J’ai compté qu’il nous faudrait, pour réussir l’opération, quatorze chariots. C’est juste la quantité dont nous disposons. Il faudra veiller à mettre les charrettes légères au centre. La cantine fermant la marche derrière les blessés pour les protéger des traits de l’ennemi. On devra cependant abandonner le palanquin royal et une partie de l’équipement servant à monter le campement…….. Reste le problème de prisonniers. On aura besoin de leur chariot pour l’opération. Et je doute qu’ils coopèrent de bonne grâce !
Une minute de silence stupéfait ponctua le brillant exposé. Puis une objection s’éleva :
- Si j’ai bien compris le plan, on s’approche à la faveur des ténèbres, la butte qu’on voit là-bas empêchant que nos silhouettes ne se découpent dans le ciel. Et une fois à bonne distance on fonce sans s’arrêter. Cela risque de faire au plus cent victimes de leur côté. Il restera toujours quatre cent guerriers plus les trois cent cavaliers…… Comment tu comptes t’en débarrasser ?
- Une fois le détroit franchi, on oblique sur la droite afin que, si les autres corps de garde venaient à se joindre au combat, nous n’ayons qu’un seul front à défendre. Pour briser la charge de cavalerie, on disposera les chariots extérieurs avec les épées tournées vers l’ennemi et on installera quatre à cinq piquets en travers des charrettes pour empêcher que l’ennemi ne saute par-dessus. On installe les blessés et les serfs à l’arrière et on se place en position de bataille devant eux….. Et que Belisama nous vienne en aide.
- Mais pourquoi ne pas en mettre cinq de front ? On pourrait ainsi causer beaucoup plus de perte chez les Tukus !
- Parce que même le cheval le plus vaillant ne ferait la moitié d’un stade avec un chariot rempli de soldats et un mur de cadavres sur son chemin. Et on voulant causer le plus de pertes possibles, c’est la nôtre que nous provoquerions !
- Quel est ton nom, optione ?
- Le Guennec !
- Un britton ! Il n’y a qu’eux pour se servir d’un char comme on se sert d’une épée ! Le Guennec, si votre plan marche et que nous nous en sortons, je vous promets une promotion ! Si on survit à cette nuit, vous ferez office de décurion avec solde afférente !

Le plan une fois arrêté, chacun s’employa à en exécuter les modalités. Les charrettes furent retournées et garnies de pieux, de pointes et d’épées tranchantes comme les racloirs des barbiers. On adapta les chariots de tête afin qu’on puisse y atteler une paire de chevaux par bras de fourgon ainsi que la faculté d’être poussés au lieu de tirés. On désigna les trois meilleurs conducteurs pour les manœuvrer et les six cavaliers les plus chevronnés pour guider l’attelage de concert. On démonta le palanquin et on récupéra les panneaux, qu’on se hâta de couvrir de piques acérées, pour boucher les intervalles entre les chariots de tête. Les poutres, s’inspirant d’un système analogue en vigueur sur les navires de guerre, firent office de rostres afin d’obtenir un bloc compact des trois éléments. Une fois le tout assemblé, sous la supervision de Le Guennec qui tenait à ce que l’ensemble soit sûr, homogène et fiable, on obtint une plateforme mobile de combat hérissée de piquants et garnie de trois tours de défense. Bien que l’optione me l’ait décrite à plusieurs reprises, je restai ébahi du résultat. Je ne savais pas ce que cela pouvait valoir au combat mais c’était positivement impressionnant. La machine de guerre étant son idée, je trouvai normal, vu que cavaliers et conducteurs ne savaient voir ce qui pouvait se présenter devant eux, que Le Guennec en prenne les commandes. On badigeonna généreusement essieux et roues pour éviter les grincements et faciliter le roulement. On vérifia consciencieusement chaque carriole pour qu’aucun imprévu ne vienne faire capoter l’opération. La hantise du vieux baroudeur : une distance de deux cent toises entre les sentinelles à l’entrée et le bloc de garde et il suffisait d’un rocher bien placé pour stopper toute la caravane. Du plus haut gradé jusqu’au plus humble serf, toute l’armée se barbouilla de boue l’étalant sur tout ce qui pouvait luire sous la lune. Tout ce qui était métal, afin d’éviter qu’il ne tinte, fut enveloppé de tissu. Lhotaz, quant à lui, participa aux préparatifs en faisant le deuil de son palanquin dont seul le trône ouvragé fut sauvé et entreposé dans la cantine roulante.

La lune était déjà haute dans le ciel quand la caravane s’ébranla. J’avais accordé deux heures de repos afin que chacun soit frais et dispos pour affronter l’épreuve qui nous attendait. D’un autre côté, si tout se passait comme prévu, partir plus tard nous permettait d’arriver sur l’autre versant du détroit en bénéficiant des premières lueurs de l’aube : ce qui n’était pas négligeable, vu notre méconnaissance du terrain. On avait attaché, sous les reproches du dresseur qui n’en démordait pas de vouloir les écarteler, tous les prisonniers ensemble autour d’un piquet profondément enfoui dans le sol. Sommairement entravés mais solidement bâillonnés, je ne doutais pas que de leurs efforts conjugués ils n’arrivent à se libérer endéans l’aube. Se défaire des liens et rejoindre les leurs, leur prendrait au mieux une heure. Si tout se passait bien, à ce moment, nous serions loin sur la route, derrière la grande falaise. Si l’opération tournait au désastre, ce n’est pas une petite vingtaine d’éclopés, s’ajoutant aux agresseurs, qui changerait notre sort. Avec d’infinies précautions, serrés les uns aux autres pour masquer nos silhouettes, nous franchîmes la butte et avançâmes vers notre but. Grâce aux deux foyers que les sentinelles entretenaient pour s’éclairer et se réchauffer, la passe était si bien illuminée qu’on pouvait en distinguer chaque détail. Le reflet d’une flamme sur une cuirasse et le miroitement de la lune sur un casque nous permirent d’entr’apercevoir le détachement de cavalerie qui s’éloignait. Le décompte était lancé : il nous restait moins de deux heures pour réussir l’opération ! Heureusement pour nous, la proximité des feux gênait la vision nocturne des veilleurs. Nous pressâmes silencieusement le pas pour atteindre le lieu d’assemblage. La force herculéenne d’Atlas nous fut bien utile pour positionner les chariots selon le schéma prévu. Avant même que la plateforme soit prête, les hommes prirent place dans les fourgons. Je m’assurai que le seul prisonnier que nous avions gardé était bien ligoté et muselé et qu’il était bien attaché à la charrette. J’en confiai la surveillance, faute de mieux, à Lhotaz. Les rostres fixés, les esclaves sautèrent dans la charrette qui suivait et dressèrent une sorte de tente en peau de bête qui devait empêcher les tireurs à la sarbacane d’acquérir leur cible et aux archers d’incendier le convoi. Le Guennec avait mis à profit le temps de repos pour convenir d’un code pour les instructions à donner aux conducteurs et aux cavaliers. D’un geste de la main indiquant la faille, il lança l’attaque.

S’arc-boutant, les douze chevaux de tête avaient manifestement du mal à déplacer la masse de la plateforme. Atlas réquisitionna une dizaine de ses hommes et par gestes leur ordonna de pousser les chariots. Je voyais le moment où j’aurais dû abandonner le projet quand, de l’effort conjugué des hommes et des bêtes, le dispositif commença à bouger. Lentement, laborieusement, puis de plus en plus vite, de plus en plus rapide au fur et à mesure que le sol devenait plus dur, plus rocailleux. Malgré l’huile et la poix, mises en abondance, le charroi semblait faire un bruit d’enfer…. Ou était-ce mon cœur qui jouait du tambour ? L’assemblage prenait de plus en plus de vitesse et je pus constater l’ingéniosité du système de fixation qui, tout en maintenant l’ensemble compact et rigide, était suffisamment souple que pour s’adapter au relief du terrain. Le Guennec, tel un pantin pendu par des ficelles, se baissait, se levait, virevoltait à gauche, pivotait à droite. Le tout avec les bras montant, descendant, tourbillonnant en tous sens. Quoi qu’il en soit, grâce à une parfaite synchronisation des commandes, on aurait dit que la plateforme était au creux de sa main tant l’imposante masse répondait au doigt et à l’œil à ce djinn des terres brumeuses. Les sentinelles ne nous virent arriver que lorsque la caravane était déjà sur elles. La moitié des hommes du poste de veille fut éliminée avant même de se rendre compte de ce qu’il lui arrivait. L’autre moitié se fit hacher par les lames latérales avant d’avoir pu donner l’alerte. Sous les chocs, d’énormes gerbes de sang s’envolèrent et retombèrent sur nous se mêlant à la boue et nous donnant l’aspect de démons tout droits sortis des enfers. Bien que l’alerte ne put être donnée, le bruit des roues et des sabots, répercuté par les parois rocheuses était tel qu’on eut dit que Vulcain, lui-même, avait installé sa forge infernale dans cet énorme couloir.
Le premier obstacle était franchi et on fonçait à toute vitesse vers notre second rendez-vous. Le contingent Tuku se mettait en place au pas de course. Le Guennec surveillait leurs manœuvres et moulinait du bras pour qu’on active encore plus la cadence. Je voyais les chevaux baver sous l’effort, les cavaliers les exhortant de la main et du talon. Le britton semblait animé d’une folie subite, tournoyant frénétiquement sur lui-même, sautant et gesticulant comme s’il effectuait en transe une danse spéciale pour attirer l’attention des dieux. Taddeus préparait ses hommes. Touros, à droite et Leandros, à gauche, s’évertuaient à garder le reste du convoi au contact de la plateforme. L’optione se figea soudain un cor près de sa bouche. La seconde suivante il y soufflait comme si sa vie en dépendait. Le son rauque de l’instrument ne s’était encore éteint qu’un choc brutal ébranla le bélier. La plateforme vibra, se tordit mais tint le coup emportant hommes, bêtes et chevaux de frise sur son élan. De chaque côté de la caravane ce n’était qu’une suite de corps décapités, éventrés, déchiquetés par les lames. Les archers et les frondeurs achevant ceux qui avaient eu la chance d’échapper aux pieux et aux lames. Tout s’était passé si vite que si je n’avais reçu une tête et une main fraîchement coupées, j’aurai cru à un mauvais rêve. J’allais féliciter les hommes du travail accompli lorsqu’un formidable hurlement se répercuta dans la passe. Bondissant depuis les corniches de la voûte, une centaine de guerriers se lançait à l’assaut de la caravane. Alertés par les cris, archers et frondeurs se firent un devoir de nettoyer les hauteurs alors que sur la passerelle, les légionnaires se débarrassèrent si vite des gêneurs que je n’eus pas le temps de sortir mon arme.

Dans la pénombre équivoque des ténèbres déchirées par les flammes dévorant le maigre bivouac, parmi les restes indéfinis d’inconnus hostiles, l’estomac au bord des lèvres par les relents de sang et d’entrailles, une seule chose m’obsédait : la cavalerie ennemie. Il me semblait que cela faisait des heures que nous roulions dans ce boyau de pierre et je regardais anxieux vers l’arrière du convoi m’attendant à voir surgir, dans le reflet rougeoyant des flammes, les silhouettes des redoutés cavaliers. Le bruit de la bataille s’estompait. Au loin, en contre lumière, les ombres se rassemblaient, se comptaient, se reformaient et revenaient à la charge. C’est ainsi que je m’aperçus que le convoi ralentissait. Grands dieux, si près du but ! Devançant la manœuvre, des jeunes esclaves avaient déjà enfourché des destriers et les amenaient en place prêts à être attelés. Pendant ce temps, archers et frondeurs se regroupaient à l’arrière pour établir un tir de barrage. L’échange des bêtes ne prit, grâce à l’intervention des esclaves du comptoir, qu’une poignée de secondes pour chaque attelage. Au point que lorsque l’ennemi réalisa que nous étions arrêtés, le convoi redémarrait déjà. Cochers et convoyeurs poussaient les bêtes au maximum. Chaque minute de gagnée était une vie épargnée. Le Guennec avait repris son étrange danse et le charroi avançait d’une allure souple et soutenue. À l’arrière, nulle ombre ne suivait. Quand, d’un coup, un choc violent faillit m’éjecter de la passerelle. Les cris, les plaintes, les hurlements, les gémissements, les sinistres craquements nous prévinrent de la collision du convoi avec le détachement venant effectuer la relève. Lancée à pleine vitesse, la caravane fit, dans la troupe ennemie, ouvrant ses rangs et ses tripes, l’effet d’un rasoir sur un ventre adipeux. Prise totalement au dépourvu, de plein fouet, l’armée Tuku fut taillée en pièces en quelques minutes. Les rares survivants ne le devaient qu’à l’intervention expresse de leur dieu. À l’avant du charroi, des légionnaires tentaient de décrocher des pointes les corps des malheureux empalés. Malgré leur pouce et demi d’épaisseur, les panneaux des traverses avaient volé en éclat sous le grand nombre de chocs reçus. La plateforme sembla danser un moment comme ballottée par des vagues en passant sur la marée humaine déchiquetée par le bélier. Bien que rompus aux bains de sang, je vis de nombreux soldats autour de moi frissonner au sinistre craquement des os broyés par le poids de notre dispositif ambulant. Un cri de joie retentit à l’instant même où une sombre pensée me traversait l’esprit : Si les cavaliers avaient emprunté un autre boyau, il se pouvait très bien qu’ils nous attendent à la sortie. Je bondis sur les phalangistes et leur ordonnai de faire un mur sur le côté gauche du convoi. Trop tard ! La caravane sortait du tunnel…


© Hami
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