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 Songes (Hamilcar et Tonkartk)

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MessageSujet: Songes (Hamilcar et Tonkartk)   Mer 12 Oct - 11:23

(Petite saynète entr'amis)

Songes :
Les cris de l'affreux le soir au-dessus des rimes :
Ou le duel amoureux d'un maître et d'un pédant

.

La belle, le soir venu, la dame au balcon, (D)
Le baladin passant là, entendant ce ton, (B)
Du rustre mal tenu, tenant un laid jargon, (R)
La gueuze l'assistant, se prenant une leçon (G)

.

D - Des songes, dans mes nuits, là où j'écris l’ennui,
Nul ne m’accompagne, la lune est dans le puits…


R - Voilà verte rose, ma gente demoiselle,
Vous dira ces choses qui vont vous rendre belle


D - Comment puis-je accepter, ici, pareil présent,
Dit par mots si gracieux, berçants et émouvants,


R - Souffrez que je baise vos jolies menottes
J’en serais bien aise, voyez donc mes quenottes


D - Que de pitié, à mon regard, vous engendrez
Je vous rends maintenant, cette rose fanée


R - Rejeté ? La perdrix des hôtes de ce bois ?
Tu vas voir de quel bois je peux me chauffer, Moi !


D - Vous ? Tel vil mécréant, vous n'allumez la fine
Perdrix tombée en vol, garez-vous les épines !


R - Mais quelle audace ! Ainsi vous osez m'évincer ?
Je vous démontrerai comment je suis nommé !


B - Qu’est-ce donc que cela ? Holà, le vil maraud !
Est-ce donc ainsi que l’on s’adresse à la Dame ?
Je vous ferais tâter du revers du sabot
Si d'empressés regrets vous n’en faites réclame !


R - Olé, par devant vous, point je ne me démonte,
À cette dame-ci, sur qui, ma foi... je conte,
Pourriez-vous me laisser, la vais finir, ainsi…
M’abaisser à l'instruire, de vous, il suffit…


B - Eh, bien triste sire de bien mauvais aloi
Comment osez-vous dire ainsi de telles choses ?
Je vous ferai goûter au courroux de ma loi
Pour avoir avili l’honneur de cette rose


R - Je me laverais de vos affronts, en tes paroles,
Gouttant vos larmes, sur mon corps, ainsi nettoyé,
Sa seigneurie implore, de lui laisser grâce,
Osez, là, me mirer, voir la beauté en face


B - Il suffit ! Présentez vos excuses à la Dame !
Suppliez son pardon pour votre outrecuidance
Obtempérez sitôt, ou par ce fer de lame
Par ma foi, le maraud, le caquet, je vous tance


R - Comme mon poing, volette vers votre gueulard,
Vos oratoires, endormant tous ces théâtres,
Contre cette plume, vous êtes le ringard,
Je vous confesserai comme ce doit d'un pâtre…


B - Votre rhétorique ne sied point en ces lieux
Je m’en vais de ce pas vous astiquer le cuir
Si je n’obtiens, céans, de suite les aveux
Si vous n’obéissez, je vous enjoins de fuir


R - Disgrâce, votre bâton, pour m’être paumé,
N’a d’égal, que ces grands héros, tous oubliés,
Car, ne sachant manier, la plume et l’épée,
Je me vois, las, ici, bas, bien mal engagé,


B - Souffrez belle dame que l'on vous offre un cœur
Pur, noble et sans tâche pour un bel avenir
Ce vil rustre maraud ne vous fera plus peur
Il court encore au loin, ne peut plus revenir


D - Quelles belles manières et quel beau défi
Le coeur d'une gente dame, avez conquis
Si le destin voulait, je serais votre amie
De ce coeur, vous deviendriez une partie


B - Ainsi belle prestance en fleur vous garderez
De votre flagrance, la douceur de vos yeux,
C’est votre romance, quand vous m’embrasserez,
Ma douce Florence les plus beaux des aveux


R - Vous parlez avec tact mais saurai vous mater
Vous aurez à goûter la saveur de mes poings
Moi, nul n’a réussi à me faire plier
J’ai des nombreux d’amis qui ne sont jamais loin


B - Apprenez donc à rester là, à votre place,
Au ras du sol, misérable, sont les limaces
Fétide scélérat, tu n’es assez loquace
Pour qu’en ces divins lieux, tu puisses laisser trace


R - Gueux, décharné de vers, retourné ou enfuis,
Outre ces tombes, envers moi, un paradis,
Un pantin, pantelant, qui patine à l’ennui,
Isolé, lassé, dans le profond de ma vie,


G - Ô douce âme élevée, mon cœur a ton écoute,
De ton râle enlevé, nous deux sur cette route,
Que ta flamme levée, illumine la voie,
Puisse te relever, entend juste ma voix…


B - Prenez garde Madame, pour qui vous soutenez
C’est un triste sire dont vous prenez défense
Bientôt il brisera vos rêves surannés
Chassera vos amis et vous fera offense


G - Ô mon sire, éploré, de ce sort, se lamente,
Main tendue, vers toi, rude, à me rallier,
Dans cette affliction, je viens à toi, en amante
Autant d’infortune, en moi ont pris un palier…


R - Infidèle est le sort, comme l'est cette femme
D'un petit mot d'amour j'en attendais faveur
Ce noble paladin en a acquis la flamme
Je subis les débours et lui conquiert le cœur


G - Comme un sire, durcis, au milieu de la brume,
Résistant à la vie, hurlant sans amertume,
Va quérir ton honneur, dont s'exalte ton cœur,
Et pour notre bonheur, va, l'échiner sans peur,


B - Autant de sentiments qui sont si mal placés
Pour une telle brute ? Ah quel beau gaspillage !
Pour vous, serais clément envers ce débauché
Guérissez-vous-en tôt, de cet enfantillage


G - Comme une disgrâce, ici vous apparaissez,
Moyennant l’audace, tentez de palabrer,
À l‘égard d'un sire, suprématie sublime,
Que vous vîtes partir, plus tôt la tête encline


R - Escorté par ta voix, et tes prompts compliments,
Je ferais éloge de ma vaillante estime,
Cette passion revient dans un enchantement,
J’irai, avec éclat, prendre revanche en prime,


B - En voilà plus qu’assez ! Vous ferais rendre gorge !
De tous vos vils méfaits, vous en payerez la dîme
De votre vilenie, il faut que l’on vous purge
Je m’en vais vous châtier pour expier vos crimes


G - Sire, la main de Dieu est là, pour vous guider,
Votre maléfice fera des vraies merveilles,
Au malfaisant, serez du trépas son réveil
Votre chair parfaite, bâtie pour tuer


R - J’étais dans la cohorte et me suis renié
Depuis, cette faute me suit comme un boulet
Avec force et courage nul m’a résisté
J’ai dompté plus puissant que ce beau freluquet


B - Ma patience est à bout, vous briserai, manant
Je vous obligerai à faire politesse
Vous vivez dans la boue, restez-y maintenant
Baissez votre regard, lorsqu’à vous je m’adresse


R - Je vous transpercerais, votre tombe est scellée,
Votre niaiserie, ma sagesse infinie,
Vous serez oublié, tel un héraut qui crie,
Vous êtes un cloporte, m’en vais vous crever


B - Vous l’ardent boutefeu mon cœur saura châtier,
Ce sentiment de médiocrité qui vous sied,
Celui en vous ancré comme sera ma dague,
À votre front miteux, je scellerai ma bague…


R - Je n’ai pas peur de vous, je saurai faire face
G - Oui, vas-y mon biquet, casse-lui donc les os
R - Vous infligerai tort, vous demanderez grâce
G - C’est cela mon chéri, ravalez-lui ses mots

D - Laissez-le mon ami, il n’en vaut pas la peine
À se montrer hardi pour les yeux de sa gueuze
Voyez-le donc ainsi dans la boue il se traîne
Laissez-lui donc la vie, vous la rendrez heureuse


R - Je vous empalerais, je vous ferais misère,
G - Avec force attaquez, tenez-le pour un sot
R - Me jouerais de vous, je vous ferais me plaire,
G - Hardi le combattez, remplissez-le de maux

R - Je vous promets, ma belle, un splendide combat
Une grandiose et émérite victoire
Regarde-moi femelle, encense mes ébats
Vous tiens en osmose, ne leur offrir d’espoir


B - Craignez mes paroles, vous me rendrez estime
De vos propres propos ainsi vous pourfendrai
Vous êtes bien trop sot pour soutenir l’escrime
En quelques phrases vous changerez de sujet
Je vous écraserai comme on broie un loustic


R - Je suis mieux que moustique, vous sentirez mon dard

B - Bien vous redresserai avec des coups de trique
Cela sera bientôt, avant qu'il ne soit tard
Quelques coups de bâton vous mettront à mesure
La déconfiture, partout proclamerez


R - Pitié mon grand seigneur, vous m'eûtes à l'usure

B - Déguerpissez, manant, hors de ma vue, filez !!!!

R - Alors je vais, perdu, tel une ombre en exil…
Une prison recluse, banni, loin des îles,
Me cacher, n’être vu, et me voiler la face,
Ne suis qu’une buse, mise à mort dans la place



Toncartkt & Hami
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colombe-sylvie
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MessageSujet: Re: Songes (Hamilcar et Tonkartk)   Mer 12 Oct - 16:41

WAOUH !!


:magnifique:

Amitiés
colombe

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Songes (Hamilcar et Tonkartk)
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